حزب البيئة اللبناني

Lebanese Environmental Party
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Bilan mitigé des négociations climatiques au sommet de Durban, selon les experts libanais

Suzanne Baaklini

L’Orient Le-Jour  21/12/2011

Diverses opinions ont été formulées hier par trois experts ayant participé ou assisté au sommet de Durban pour le changement climatique, au cours d’une conférence à l’AUB.

Si le sommet de l’ONU sur le changement climatique de Copenhague (2009) a été un échec notoire et celui de Cancún (2010) un semi-succès, que dire du sommet de Durban cette année ? Selon des observateurs, une opacité telle entoure actuellement les négociations qu’il est difficile de décrire ce dernier round comme un succès ou un échec.
Objectivement, on peut retenir ce qui suit : le protocole de Kyoto, mis en place en 1997 et ratifié par de nombreux pays dont le Liban (en 2007), a été prorogé de plusieurs années (sa première phase se termine en 2012). Son principal objectif était de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre (responsables du réchauffement planétaire) de 5 % par rapport à l’année 1990. L’intérêt de ce qui a été appelé la « plateforme de Durban », c’est qu’elle a inclus les États-Unis, la Chine et l’Inde (les États-Unis, notamment, n’avaient jamais ratifié Kyoto) dans le processus. Mais le monde semble encore loin d’un accord contraignant sur un réel engagement de réduction des émissions qui permettrait d’atteindre l’objectif qu’a défini le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC, la plus haute instance scientifique mondiale en matière de changement climatique), à savoir de limiter la hausse des températures à 2° par rapport à l’ère préindustrielle. Certains experts disent même qu’il est déjà trop tard pour se conformer à cette limite.

Dans tout ce processus de négociations, peut-on considérer Durban comme un succès ou un échec ? C’est à cette question qu’a tenté de répondre une conférence organisée par l’Institut Issam Farès à l’AUB hier. Si l’un des conférenciers, Ibrahim Abdel Gelil, négociateur pour l’Égypte durant de longues années, professeur à la « Arab Gulf University » à Bahreïn, a qualifié ce sommet et la plateforme qui en a découlé de « tournant » dans les négociations, Habib Maalouf, journaliste à as-Safir et président du Parti libanais de l’environnement (LEP), pense que les engagements des principaux pays pollueurs sont simplement oraux et que rien ne permet d’espérer un progrès réel.
Abdel Gelil argumente son point de vue en faisant remarquer que la prorogation de Kyoto a bien eu lieu et que les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre se sont accordés à réduire leurs émissions et à œuvrer pour un accord légal qui sera applicable par tous. Cet accord (non contraignant) devrait être finalisé en 2015 et entrer en vigueur en 2020. L’expert a cité d’autres points autour desquels il y a eu une avancée comme le Fonds pour le climat (100 milliards de dollars par an pour l’adaptation au changement climatique dans les pays les plus vulnérables), qui a fait l’objet de profonds débats. Il a noté le fait que, pour la première fois, les pays aient accepté que leurs efforts pour réduire leurs émissions soient surveillés par des comités censés présenter des rapports.
Reflétant un point de vue tout à fait opposé, Habib Maalouf a relevé deux événements qui se sont déroulés à des dates proches du dernier sommet sur le changement climatique : d’une part, un récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie qui a montré que des sommets de la consommation d’énergie fossile devront être atteints prochainement, et que l’utilisation du charbon (le combustible le plus polluant) est en hausse dans le monde ; et, d’autre part, le retrait du Canada du protocole de Kyoto, sans aucune conséquence sur ce pays qui est le huitième émetteur mondial. Selon le journaliste, cela démontre la distance infranchissable qui demeure entre les paroles prononcées au cours des sommets mondiaux et entre les politiques exercées par les États. Il a conclu que le problème essentiel réside dans le modèle économique fondé sur l’économie de marché et la concurrence, qui nous réduit à parler d’adaptation plutôt que de véritables solutions au changement climatique.

Position du Liban
Sur la position du Liban, Vahakn Kabaklan, chef de la délégation libanaise de négociations à Durban, conseiller du ministre de l’Environnement pour le changement climatique, assure que notre pays accorde plus d’importance à la question des négociations climatiques depuis le sommet de Copenhague, en 2009. Il explique que la délégation a privilégié une position d’équilibre entre les besoins d’adaptation et les efforts de réduction des émissions. Il a souligné que le Liban, au sein du G77 dont il fait partie, a exigé, avant de signer un quelconque document, que des clarifications soient données en ce qui concerne les réductions des émissions : en d’autres termes, si l’accord stipule que les émissions doivent être réduites de 50 à 60 % d’ici à 2050, il faut qu’on y précise qui doit recourir à ces réductions et comment.
Abdel Gelil, parlant des pays arabes en général, a rappelé qu’ils se scindent principalement en deux parties : les pays pétroliers qui, traditionnellement, protègent leurs intérêts d’exploitation, et les autres qui se trouvent en situation de vulnérabilité particulière et veulent, au contraire, accélérer le cours des négociations. L’Égypte, souligne-t-il, joue un rôle de médiateur entre les deux groupes. Quant à Maalouf, partant du fait que le prochain sommet aura lieu en 2012 à Doha, il a suggéré que les pays arabes en profitent pour être porteurs d’une initiative importante.
Enfin, Kabaklan a été interrogé sur l’engagement du Liban à augmenter la proportion de sa dépendance aux énergies renouvelables à 12 % (fait en 2009 à Copenhague). Il a répondu que mettre en pratique un tel engagement requiert des études en profondeur et des stratégies. Il n’y a pas « de baguette magique » pour résoudre un tel problème, a-t-il ajouté.

 

12 % d’énergie renouvelable en 2020 : peut-on aller plus loin ?

Soraya Hamdan- L’Orient le Jour

29 Septembre 2011

 

En 2009, le Liban s’était engagé, lors du sommet de Copenhague, à produire 12 % de son énergie à partir de sources renouvelables, d’ici à 2020. Aujourd’hui, où en est-on ? Le pays a-t-il les moyens d’atteindre cet objectif ? Ministres compétents et experts ont fait le point hier lors d’une conférence sur ce thème organisée par le Parti libanais pour l’environnement.

Le Parti libanais pour l’environnement a organisé hier, en collaboration avec la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung, une rencontre sur le thème des énergies renouvelables à Beyrouth, en présence du ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, du ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, du président de la fondation allemande, Samir Farah, et du directeur du programme sur l’énergie et l’environnement au sein du PNUD, Edgar Chéhab. En 2009, le Liban s’était engagé au sommet de Copenhague à produire 12 % de sa capacité énergétique à partir de sources renouvelables en 2020. Un an et demi plus tard, le pays est-il prêt à tenir cet engagement ?

Pour Habib Maalouf, président du Parti libanais pour l’environnement, « le Liban est doté d’un potentiel énergétique naturel extrêmement riche qui lui permet non seulement d’atteindre l’objectif des 12 %, mais de produire 50 % de son énergie à partir de sources renouvelables, compte tenu de la richesse hydraulique et solaire du pays ». Le pays du Cèdre est en effet doté d’un potentiel éolien et hydraulique estimé respectivement à 1 500 et 600 mégawatts. L’hydroénergie représente moins de 2 % de l’approvisionnement total en énergie.

Le choix des ressources alternatives est un enjeu d’autant plus important pour le Liban qui importe 96 % de ses besoins en énergie et dont la facture pétrolière culmine à près de 13 % du PIB.

Le Parti libanais pour l’environnement a ainsi insisté hier sur l’importance d’utiliser les ressources en eau abondantes dans le pays. « En 1969, le Liban produisait 80 % de son énergie grâce à son potentiel hydraulique, a précisé Habib Maalouf. En outre, il nous coûtera moins cher d’investir dans les énergies renouvelables que de continuer avec les énergies traditionnelles. » Le Parti libanais pour l’environnement, organisateur de la rencontre, déplore l’absence de stratégie et de plan d’action précis du gouvernement pour développer l’utilisation des énergies propres au Liban. « Après le désastre de Fukushima, il est grand temps que le pays se mette au vert, a souligné le président du parti. Nous attendons du gouvernement qu’il définisse un plan précis sur les ressources alternatives disponibles dans le pays et des moyens à mettre en œuvre pour les développer. »

Le ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, a également réitéré sa volonté de tourner le pays vers les énergies propres. « On ne doit pas douter de la capacité du Liban à exploiter ses ressources alternatives. Cela fait d’ailleurs partie du plan sur l’électricité adopté récemment. La question est aujourd’hui de savoir si ces 12 % sont réalisables ou trop optimistes. »

Le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, a quant à lui rappelé les avancées effectuées par le gouvernement en matière de développement des énergies propres notamment par la mise en place au printemps d’un plan financé par le gouvernement italien, prévoyant la distribution de 900 chauffe-eau solaires aux institutions publiques.

Pour Pierre Khoury, directeur du Centre libanais pour la conservation de l’énergie (LCECP), « le ministère compétent s’engage à produire 12 % de la demande électrique et thermique, un chiffre déjà important mais loin d’être utopique », estime-t-il. « L’objectif est réalisable maintenant que le Liban a adopté l’action nationale pour l’efficacité énergétique et l’énergie renouvelable (NEERA). » Approuvé en juin dernier par la Banque du Liban (BDL), le plan permettra le financement de l’énergie renouvelable en assurant un prêt de 3 millions de dollars avec un taux d’intérêt de 0,6 % sur une durée de trois ans, au LCECP. « L’Atlas des vents prévoit ainsi de faire passer la production éolienne à 1 500 mégawatts en 2020 (…). En outre, on prévoit d’augmenter de 300 mégawatts la production hydraulique d’ici à 2020 », a précisé Pierre Khoury.

 

06/07/2010

 

La gestion globale de l’eau, entre protection des ressources et rationalisation de la demande

 

24/02/2010

 

Liban

Le LEP plaide pour une « stratégie de travail » au ministère de l’Environnement

 


Le ministre Rahhal et Habib Maalouf au centre, lors de la séance de débat au LEP. Photo Wassim Daou -

 

C'est la première fois qu'un ministre de l'Environnement entame, dès sa nomination, la rédaction d'un programme de travail pour les trois ans à venir, l'ouvrant, de plus, au débat public. Cette initiative, le Parti libanais de l'environnement (LEP) y a rendu hommage, tout en apportant de nombreuses remarques et des propositions pour une future stratégie de l'environnement, au cours d'une conférence qui a eu lieu dans ses locaux à Hamra, en présence du ministre Mohammad Rahhal, de son conseiller Edgar Chehab, du président du LEP, notre confrère Habib Maalouf, et de plusieurs membres du parti.
M. Maalouf, qui a pris la parole en premier, a insisté sur le fait que le parti « a plusieurs remarques fondamentales qui, il l'espère, seront prises en compte lors d'un débat autour de l'élaboration d'une stratégie à long terme ». Il a souligné que le plus grand reproche qu'on peut faire au programme de travail du ministère est le fait qu'il n'a pas de bases philosophiques solides et ne comporte pas une vision globale, d'où l'intérêt, selon lui, d'une stratégie qui précède le programme de travail et qui définit les priorités suivant lesquelles l'activité du ministère doit être menée. Pour lui, « le rôle du ministère est de promouvoir l'idée de conservation, même si elle va à l'encontre de l'économie de marché, ainsi que les concepts de durabilité et de protection, pas ceux du développement non durable ».

Dans son document d'une vingtaine de pages, le LEP a mis en valeur le fait que l'économie du Liban est fondée sur ses atouts naturels et dépend donc de leur durabilité et de leur préservation. « Le rôle du ministère de l'Environnement est économique par excellence, puisqu'il est chargé de protéger les vrais atouts économiques du Liban », poursuit le texte. Le parti parle aussi du renforcement du rôle de l'État par la mise en place de stratégies et l'organisation des forces vives, la remise en question des permis accordés aux compagnies, l'adoption des lois nécessaires, la modification des prix afin qu'ils reflètent mieux le coût des produits (vu leur impact sur l'environnement), l'encouragement des industries de recyclage et de transformation, la durabilité dans la production industrielle, le boycott de produits non durables, l'investissement dans la jeunesse, la remise en question du système d'alimentation en général, l'appui à l'agriculture biologique, la mise en place d'une stratégie de l'eau, l'adoption du principe de précaution et de prévention au lieu du « pollueur payeur », la réorientation de la recherche scientifique et des cursus sur base de la stratégie adoptée.
Quant au ministre Rahhal, il a précisé que le ministère doit composer avec une équipe qui ne dépasse pas les 53 personnes et un budget qui suffit à peine à payer le loyer. Vu ces moyens limités, il a demandé l'appui de la société civile. « Il faut redonner au ministère de l'Environnement le respect dû à son rôle et à son importance et introduire les concepts environnementaux dans tous les domaines », a-t-il dit.
Le ministre a par ailleurs précisé que son ministère s'active à fermer les carrières illégales encore en activité et que 81 ont déjà cessé leurs activités depuis sa prise de fonctions.


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Liban

Un rendez-vous manqué à Beyrouth pour les négociateurs arabes

Par Suzanne BAAKLINI | 19/08/2009

 


De gauche à droite : Waël Hmaïdane, Katherine Watts, Naji Kodeih, modérateur, Haïtham Bachawaty, représentant syrien, et Ayssar al-Tayeb, représentant saoudien. -

Changement climatique L'atelier de travail organisé par un rassemblement d'ONG arabes hier au Bristol visait principalement à réunir des négociateurs de divers pays arabes en vue de concevoir une position commune en prévision du sommet de Copenhague sur le changement climatique. Seuls deux représentants ont fait le déplacement. 

Pourquoi les nombreux négociateurs arabes invités ont-ils décommandé à la dernière minute leur venue au Liban et leur participation au congrès de trois jours, et ce sous divers prétextes ? Indifférence ou pressions politiques ? Personne n'était en mesure de le confirmer hier, même si la perspective d'une position arabe commune semblait de plus en plus lointaine. Toutefois, la présence de deux négociateurs chevronnés de Syrie et d'Arabie saoudite, et de plusieurs experts et représentants d'organisations écologiques des pays arabes a conféré de la profondeur aux discussions qui ont abordé les aspects scientifique, mais aussi social et politique des débats menés actuellement sur le sujet.
Le congrès, qui se poursuit aujourd'hui, est organisé par le Réseau arabes d'ONG sur le développement (ANND), la Ligue des militants indépendants (IndyAct), l'Organisation arabe pour l'assistance administrative (Arado) et l'Alliance arabe pour le climat. Un représentant du ministère de l'Environnement, Géryàs Berari, était présent à la séance d'inauguration, mais n'a pas assisté aux autres sessions.
Souvent accusée, notamment par IndyAct, de freiner les négociations pour des intérêts économiques liés à l'exportation de pétrole, l'Arabie saoudite, de par son représentant, Ayssar Ahmad al-Tayeb, a répondu à ses détracteurs, suscitant un débat qui s'est prolongé. M. Tayeb, qui a participé à plusieurs négociations au nom de son pays, a révélé que durant les négociations, les pays sont en gros divisés en deux blocs : ceux développés d'une part, le G77 et la Chine d'autre part. Toujours selon le négociateur saoudien, en un an et demi de négociations (en vue de Copenhague qui se tient en décembre), les divergences sont telles qu'aucune percée n'a eu lieu. « Si l'on veut arriver à un accord réaliste et un texte équitable, il faut oublier les détails, mais il y a assez de temps pour définir les grandes lignes, a-t-il dit. Or les divergences persistent autour de ces grandes lignes. Sans réelle entente, nous tomberons tous d'accord sur des textes qui comporteront assez d'ambiguïté pour ouvrir la voie aux interprétations de chaque pays. »
Pour les pays en développement, selon M. Tayeb, ces grandes lignes consistent en l'aide financière apportée par les pays développés (« au moins 160 milliards de dollars par an pour l'adaptation, pas seulement la réduction des émissions ») et le transfert des technologies. « Jusque-là, rien que des promesses liées à un développement du marché de carbone », a-t-il ajouté.
Interrogé sur les divergences au sein même du G77, où tous les pays n'ont clairement pas les mêmes intérêts que ceux de l'OPEC, M. Tayeb s'est étendu sur les États qui ont le droit de choisir, parmi les politiques proposées, celles qui correspondent le mieux à leurs moyens, s'élevant contre l'hypocrisie d'États « qui soutiennent le charbon mais pointent le pétrole du doigt ». Ce à quoi un autre intervenant a relevé « la complicité qui a toujours existé entre les exportateurs de pétrole et les pays producteurs d'automobiles », terme remplacé par « coopération » par le représentant saoudien. En réponse à d'autres questions, celui-ci a précisé que le royaume wahhabite développe actuellement une infrastructure universitaire qui devra se charger d'aller de l'avant dans la production d'énergie solaire et a assuré que des efforts sont déployés pour parvenir à une position arabe commune.

« Un deal pour une hausse maximale de 2 degrés »
L'Arabie saoudite prend au sérieux les négociations autour du climat parce qu' « elle est autant affectée par le problème que par la solution », la Syrie aussi parce qu'elle a déjà constaté les effets dévastateurs du phénomène chez elle (notamment la pénurie d'eau), ainsi que l'ont assuré les représentants des deux pays. Mais ils ne seront pas les seuls à être touchés, loin de là. Dans son intervention, Georges Nasr, professeur à l'Université libanaise (UL), a beaucoup parlé de la hausse du niveau de la mer, causée, dans un premier temps, par la fonte accélérée - selon les études les plus récentes - des glaciers du Groenland, ce qui serait un désastre pour le delta du Nil ou la côte libanaise par exemple. « La solution ne doit pas être seulement technologique, mais aussi fondée sur des politiques », a-t-il dit.
L'extrême gravité et célérité du changement climatique tel que déjà observé actuellement dans le monde a une fois de été soulevée par Waël Hmaïdane, directeur exécutif d'IndyAct. « Pour la société civile, les pays développés doivent réduire de 40 % leurs émissions d'ici à 2020, et de 95 % d'ici à 2050 », a-t-il précisé, évoquant les négociations. Quant à Katherine Watts, représentante du Fonds mondial pour la vie sauvage (WWF), elle insiste qu' « il est important de parvenir, à Copenhague, à un deal qui nous permette de rester en deçà d'une hausse de 2 degrés » de la température de la Terre.
Apportant une dimension quelque peu philosophique au débat, Habib Maalouf, journaliste et président du Parti libanais de l'environnement (LEP), a estimé qu'il ne sert à rien d'entreprendre une quelconque action tant que, dans l'économie mondiale, la conception du développement qui a mené à cette situation reste inchangée, plaidant pour un progrès au niveau des énergies alternatives. Toujours sur le plan de l'économie mondiale, Kinda Mohammadieh, de l'ANND, a disséqué les grandes conventions régissant le commerce mondial, soulignant qu'aucune étude n'a encore montré son impact sur le changement climatique. Elle a mis en garde contre des mesures d'État pour soi-disant se protéger du changement climatique et qui viseraient en réalité à empêcher des pays en développement d'exporter leurs produits. 

 
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CONFERENCE Carrières:

des milliards de pertes pour l’Etat et plus de 3 000 hectares de terrains défigurés Elections du comité des avocats du CPL QL

 

les membres du comité vités culturelles et sociales ;

uoi de plus complexe que une insistance particulière sur le gions interdites d’exploitation nouvelle et moderne qui régisse

 

des avocats du Courant Barbara Gergès, trésorière ;

le dossier des carrières au fait que ce type d’activité a été de carrières (réserves, sites ar-le secteur, et qui vienne confor

 

patriotique libre (CPL) ont Roger Hanna, responsable de

Liban ? Avec ses ramifications extrêmement lucratif pour les chéologiques...), qui donne un ter un éventuel plan directeur

 

été élus comme suit : la communication ; Ramzi elécologiques,

financières, poli-investisseurs en question, qui ne rôle nouveau aux municipalités, des carrières. A ce propos égale-

 

Nakhlé Abboud, coordina-Achkar, responsable du recrutiques,

sanitaires, etc., il devient payaient que des taxes très qui oblige les investisseurs à ment, Wissam Eid, du comité

 

teur général ; Youssef Ballout, tement ; Georges Zogheib,

de plus en plus difficile de le basses comparées à leurs gains. s’associer à un ingénieur, qui d’environnement de l’Ordre des

 

secrétaire général ; Randa responsable des stagiaires et

cerner à un moment où les mon-Ainsi, M. Maalouf a calculé queimpose le contrôle, notamment avocats, a beaucoup insisté sur

 

Hanna, responsable des acti-des diplômés.

tagnes n’arrêtent pas de dispa-les pertes subies par l’Etat ces sur les explosifs... Pour ce qui la nécessité de créer un parquet

raître à coups de concasseuses. quinze dernières années, di-est du point de litige avec le spécialisé pour les affaires de

L’objectif du congrès organisé rectes et indirectes, seraient de LEP, qui prône la limitation de l’environnement, trouvant que

 

ENERGIE

par le Parti libanais de l’envi-l’ordre de 2,5 milliards de dol-l’exploitation des carrières aux les pénalités évoquées dans le

ronnement (LEP) en collabora-lars, alors que le grand perdant terrains publics, le ministre a code de l’environnement ne sont

tion avec l’association Friedrich reste le pays et sa population trouvé que cette condition serait pas dissuasives. Pour sa part,

Ebert, samedi à l’hôtel Commo-avec plus de 3 000 hectares de difficilement réalisable, mais a Mahmoud Ahmadié, président

 

Les administrations publiques

dore, était de faire un bilan des terrains défigurés selon une étu-précisé que le ministère de l’En-de l’association Nature sans

différents rebondissements dans de de la Banque mondiale qu’il vironnement avait décidé d’exa-frontières, qui a parlé au nom

l’affaire des carrières au cours cite dans son rapport. Sans miner la question, demandant des ONG, a dénoncé la non-ap

 

appelées à rationaliser

des dernières années, mais aussi compter la facture de santé (due au ministère des Finances les plication des lois et des décrets.

un examen des solutions pos-principalement à la pollution de cartes de ces terrains publics... Il a insisté sur la corruption qui a

 

l’utilisation de l’électricité

sibles et la mise en évidence des l’air), les pertes en diversité bio-qui ne leur ont toujours pas été caractérisé l’approche de ce dos-

failles. Pour son premier logique, la pollution de l’eau... délivrées. sier durant des années, se decongrès

après l’obtention de son L’étude aborde également la no-Par ailleurs, le rôle du minis-mandant comment le décret

 

La présidence du Conseil l’utilisation de l’énergie

permis, le nouveau parti s’est tion fondamentale du calcul et tère de l’Energie, principale-8 803 a été modifié avant même

 

des ministres a publié dans les administrations et

grandement appuyé sur une étu-du respect des besoins initiaux ment axé sur la protection des d’avoir été appliqué.

 

hier un communiqué appe-les organisations publiques,

de effectuée et présentée par qui sont, dans un pays comme le sources d’eau, a été exposé par Parmi les représentants des lant les administrations pu-ainsi que les municipalités,

l’un de ses membres fondateurs, Liban, autour de trois tonnes de Samir Araman, alors que plu-municipalités, l’intervention de de la population de ce village l’organisation du secteur. Il bliques et les municipalités à contribuera à préserver l’ar-

Habib Maalouf, et qui n’est matériaux extraits par individu sieurs représentants du ministè-Sami Haddad, président du vivait des carrières, soulignant s’agit principalement des cri-rationaliser leur utilisation gent public ». Il sera donc

autre qu’un résumé de tous les par an. re de l’Agriculture se sont ex-conseil municipal de Aïn Dara, toutefois que la municipalité tères devant régir la création d’énergie. Le texte rappelle demandé à ces organisations

aspects de la question. Le mi-Le son de cloche des minis-primés, mettant l’accent sur la a été particulièrement remar-était ouverte aux propositions d’un plan directeur conforme à que « l’Electricité du Liban de s’assurer, auprès de leurs

nistre de l’Environnement, Yaa-tères concernés (sachant que les difficulté ainsi que la nécessité quée, vu le rôle joué par cette de solutions. une vision à long terme de la mène une campagne pour la fonctionnaires, que les

coub Sarraf, dont le ministère ministères de l’Intérieur et des de protéger les forêts de toute administration locale afin d’em-Pour ne pas que ce congrès se protection des ressources et des rationalisation de l’utilisa-lampes des bâtiments publics

aura bientôt la charge exclusive Finances n’étaient pas représen-agression. pêcher l’ouverture de nouvelles termine en queue de poisson, intérêts des générations futures, tion de l’énergie au Liban », ne restent pas allumées après

du dossier des carrières, était tés) a reflété les efforts fournis carrières dans la localité. Fouad comme tant d’autres, le LEP a sans tenir compte des intérêts et que « la rationalisation de leur départ.

présent, ainsi que le député en la matière mais aussi les im-Une loi spécifique Mohammad Rammal, président proposé la création d’un comité ponctuels d’individus ou de

Ghassan Moukheiber, des repré-portantes difficultés de traiter ce D’un point de vue légal, l’étu-du conseil municipal de Doueir, de suivi composé de spécialistes groupes intéressés. Pour ce qui

sentants de différents ministères dossier d’une manière satisfai-de de M. Maalouf recense a exposé des photos de carrières pour étudier l’aspect légal du est du domaine des carrières en

concernés, de municipalités, de sante. Le ministre Sarraf lui-quelque 56 lois, décrets et déci-sauvages, fonctionnant jour et dossier, incluant les pénalités à général, les participants au

syndicats, de comités d’envi-même a reconnu que le nombre sions ministérielles ayant un nuit, et démontré l’impuissance imposer, les frais de réhabilita-congrès ont conclu à la nécessironnement

dans les ordres pro-de carrières a augmenté de ma-rapport avec le dossier des car-des municipalités face aux déci-tion, les indemnisations aux po-té d’adopter une loi spécifique,

fessionnels et d’ONG. nière exponentielle, passant de rières. Et pourtant, comme l’a sions du ministère de l’Intérieur. pulations lésées, etc. Un nombre l’application du nouveau décret,

 

L’un des aspects très mar-quelque 200 à plus de mille. Il a souligné à juste titre la représen-Une autre réalité a cependant de recommandations a par la modification de la loi du bâtiquants

évoqués par l’étude pré-fait l’apologie du texte de modi-tante du comité d’environne-été mise en évidence par Mo-ailleurs été proposé en fin de ment, l’adoption du concept du

sentée par M. Maalouf se rap-fication du décret 8 803 (adopté ment de l’Ordre des ingénieurs, hammad Nouh, président de la congrès, ayant rapport avec les « pollueur payeur »...

portait à l’impact financier des en 2002 pour l’organisation du Sanaa Sayrawane, le pays municipalité de Aarsal, qui a critères devant être pris en

exploitations de carrières, avec secteur), qui détermine les ré-souffre de l’absence d’une loi rappelé que la plus grande partie compte dans la planification

 

Suzanne BAAKLINI